Usurpation : serait-ce l’autre nom de l’écrivain Thélyson Orélien ?

Dans la préface de Les Frères Karamazov Dostoïevski signale : «il y a des lecteurs délicats qui veulent aller jusqu’au bout, pour ne pas faillir à l’impartialité; tels sont, par exemple, tous les critiques russes. ». Sacré Dostoïevsky, s’il savait que pointilleux il n’y avait pas que les russes !

Au début de la polémique autour de Thélyson Orélien et de son livre «  C’était ça ou mourir » que certains disent avoir été écrit par l’IA, part pour l’écrivain. Peut-être par simple sympathie pour les « opprimés ». Cela soit dit, nous en sommes toujours bel et bien au début de cette polémique. Je fondais littéralement de sympathie. Mais quand l’auteur a commencé lui-même à se défendre en arguant être « victime de racisme » mon enthousiasme a aussitôt commencé de flancher. Quelle maladresse ! Je suis moi-même africain, et noir, mais ça n:est pas une ligne de défense. Ce n’est pas loin 2021 où Mohammed Mbougar Sarr recevait son Goncourt ! N’abusons pas des narratifs toxiques. Et, voilà que ce matin on apprend qu’il y a 14 ans, Thélyson Orélien avait été chargé pour plagiat sur l’ouvrage de Louis Pauwels et Jacques Bergier, « Le matin des magiciens ». Un ouvrage culte que j’avais déjà eu à lire lors de « mes années bibliothécaire » (cfr https://freddykabeya.pro/wp-admin/customize.php?return=%2Fwp-admin%2Fwidgets.php ). Tiqué, j’ai cherché à en savoir un peu plus, d’autant plus que l’ouvrage de Bergier-Pauwels m’avait beaucoup marqué. C’est là où je découvre alors la félonie (quoique passée) de Thélyson Orélien. Non seulement il avait plagié, pire, il avait substitué au témoignage personnel de Louis Pauwels ses propres références comme vous pouvez voir ci-dessous.

Et il semble même qu’en matière de plagiat Thélyson Orélien aligne un certain cursus assez étoffé. Dans d’autres corps des métiers, on l’aurait littéralement radié de l’ordre des écrivains ». C’est dire combien ce background sombre risque de peser la polémique en cours sur l’écriture par l’IA, volet crédibilité de l’auteur, voire même sur tous les avis que peut avancer l’auteur et/ou ses sociétaires.

Du moins je viens d’acquérir ma version numérique de « C’était ça ou mourir ». Comme quoi, il n’y a pas que les critiques russes qui lisent jusqu’à la dernière goutte un livre avant de statuer.

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