{"id":436,"date":"2026-08-16T16:33:59","date_gmt":"2026-08-16T16:33:59","guid":{"rendered":"https:\/\/freddykabeya.pro\/?p=436"},"modified":"2026-08-27T07:58:06","modified_gmt":"2026-08-27T07:58:06","slug":"quand-un-telephone-monte-au-ciel-le-storytelling-au-bout-dun-baton","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/freddykabeya.pro\/en\/quand-un-telephone-monte-au-ciel-le-storytelling-au-bout-dun-baton\/","title":{"rendered":"LRAJLJ-08 | Quand un t\u00e9l\u00e9phone monte au ciel : le storytelling au bout d\u2019un b\u00e2ton"},"content":{"rendered":"<h4 class=\"wp-block-heading has-text-align-right has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color wp-elements-07f222c188247563d87cc9f3adc86d71\">La Route Au Jour Le Jour &#8211; \u00e9pisode 8<\/h4>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-video\"><video height=\"1080\" style=\"aspect-ratio: 1920 \/ 1080;\" width=\"1920\" controls src=\"https:\/\/freddykabeya.pro\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/pxmtrnt.mp4\"><\/video><\/figure>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><strong>Immersion dans la couverture r\u00e9seau\u2026 en mode storytelling<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il y a des histoires que l\u2019on \u00e9crit. Et puis il y a celles que la r\u00e9alit\u00e9 finit par \u00e9crire \u00e0 notre place.<\/p>\n\n\n\n<p>En 2018, j\u2019ai con\u00e7u et produit une vid\u00e9o qui partait d\u2019une id\u00e9e tr\u00e8s simple : <strong>montrer, plut\u00f4t qu\u2019expliquer, ce que signifie vivre dans une zone o\u00f9 le r\u00e9seau t\u00e9l\u00e9phonique est presque inexistant.<\/strong> L&rsquo;image \u00e9tait forte : des villageois cherchent d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment un signal et, pour y parvenir, attachent leur t\u00e9l\u00e9phone au sommet d&rsquo;une longue tige qu&rsquo;ils dressent vers le ciel.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 premi\u00e8re vue, c&rsquo;est presque comique.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais derri\u00e8re cette image, il y a quelque chose de beaucoup plus s\u00e9rieux : <strong>une partie de la population congolaise vit encore dans un environnement o\u00f9 les outils de communication que nous consid\u00e9rons comme ordinaires deviennent de v\u00e9ritables d\u00e9fis techniques.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Et ce qui m&rsquo;a frapp\u00e9 en retrouvant r\u00e9cemment cette vid\u00e9o, c&rsquo;est qu&rsquo;elle m&rsquo;a ramen\u00e9\u2026 \u00e0 2014.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une histoire commenc\u00e9e quatre ans plus t\u00f4t<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l&rsquo;\u00e9poque, je travaillais encore \u00e0 <strong>Population Media Center (PMC)<\/strong> comme sc\u00e9nariste.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous produisions notamment <em>Elembo<\/em>, une s\u00e9rie radiophonique de <strong>156 \u00e9pisodes<\/strong>, diffus\u00e9e par la RTNC ainsi que par une dizaine de radios communautaires implant\u00e9es \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du pays.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Elembo<\/em> \u00e9tait une s\u00e9rie de fiction. Mais une fiction nourrie par le r\u00e9el.<\/p>\n\n\n\n<p>Je me souviens notamment d&rsquo;une sc\u00e8ne \u00e9crite en Lingala autour d&rsquo;une famille de r\u00e9fugi\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;homme de la famille, <strong>Pole<\/strong>, h\u00e9bergeait \u00e9galement sa m\u00e8re, la fameuse <strong>Maman Epanza<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>La sc\u00e8ne \u00e9tait construite avec une intention essentiellement narrative et humoristique.<\/p>\n\n\n\n<p>Je ne cherchais pas \u00e0 produire une \u00ab grande le\u00e7on \u00bb sur les infrastructures, la fracture num\u00e9rique ou les in\u00e9galit\u00e9s territoriales. <em>(Suivre la s\u00e9quence audio d\u2019Elembo \u00e0 la fin de l\u2019article)<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Je racontais simplement une situation. Et pourtant, cette sc\u00e8ne s&rsquo;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e \u00e9tonnamment forte.<\/p>\n\n\n\n<p>Des communaut\u00e9s locales qui l&rsquo;ont entendue nous ont confirm\u00e9 quelque chose d&rsquo;essentiel : <strong>la situation racont\u00e9e \u00e9tait vraisemblable. Elle ressemblait \u00e0 leur quotidien. <\/strong>C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;un sc\u00e9nariste apprend une chose fondamentale :<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une bonne histoire n&rsquo;est pas forc\u00e9ment celle qui para\u00eet extraordinaire. C&rsquo;est parfois celle dans laquelle quelqu&rsquo;un reconna\u00eet imm\u00e9diatement sa propre vie.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La le\u00e7on de Daour Wade<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 cette \u00e9poque, nous avions \u00e9galement la chance d&rsquo;apprendre aupr\u00e8s de <strong>Daour Wade<\/strong>, sc\u00e9nariste et cin\u00e9aste s\u00e9n\u00e9galais, qui avait notamment poursuivi une partie de son parcours aux \u00c9tats-Unis.<\/p>\n\n\n\n<p>Je me souviens particuli\u00e8rement d&rsquo;un conseil qu&rsquo;il nous avait donn\u00e9 \u00e0 propos de l&rsquo;\u00e9criture sc\u00e9naristique, et notamment de cette mani\u00e8re tr\u00e8s hollywoodienne de construire une histoire :<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Lorsqu&rsquo;une id\u00e9e fonctionne, ne vous en d\u00e9barrassez pas trop vite. <\/strong>Faites-la durer. Faites-la revenir. Explorez-la sous un autre angle. Parce qu&rsquo;une id\u00e9e int\u00e9ressante n&rsquo;est pas n\u00e9cessairement une r\u00e9p\u00e9tition lorsqu&rsquo;elle r\u00e9appara\u00eet. Elle peut devenir <strong>un motif narratif<\/strong>. C&rsquo;est exactement ce qui s&rsquo;est produit, presque malgr\u00e9 moi.<\/p>\n\n\n\n<p>En 2014, j&rsquo;avais racont\u00e9 une situation en <strong>audio<\/strong>, dans une fiction radiophonique. En 2018, j&rsquo;ai revisit\u00e9 une r\u00e9alit\u00e9 proche sous la forme d&rsquo;une <strong>vid\u00e9o<\/strong>. M\u00eame r\u00e9alit\u00e9 sociale. Autre m\u00e9dia. Autre \u00e9criture. Autre perception. Ce n&rsquo;\u00e9tait donc pas de la monotonie.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;\u00e9tait une <strong>richesse de traitement<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quand le storytelling r\u00e9v\u00e8le ce que les statistiques ne disent pas<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est peut-\u00eatre l\u00e0 que cette histoire devient r\u00e9ellement professionnelle. Lorsqu&rsquo;on parle de la RDC, on parle souvent de Kinshasa, de Lubumbashi, de Goma, de grands centres urbains, de connectivit\u00e9, de transformation num\u00e9rique, de t\u00e9l\u00e9phonie mobile.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais la RDC, ce sont aussi ces territoires o\u00f9 la modernit\u00e9 technologique n&rsquo;arrive pas de la m\u00eame mani\u00e8re. Et c&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment l\u00e0 que le storytelling devient un outil de communication extr\u00eamement puissant. Parce qu&rsquo;une statistique peut nous dire qu&rsquo;une zone est \u00ab mal couverte \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais elle ne nous permet pas forc\u00e9ment <strong>d&rsquo;imaginer ce que cela signifie pour une personne qui doit fixer son t\u00e9l\u00e9phone au bout d&rsquo;une perche pour obtenir quelques secondes de signal.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Une image, elle, le permet. Elle rend visible l&rsquo;invisible. Et soudain, la question de la couverture r\u00e9seau n&rsquo;est plus seulement une question d&rsquo;infrastructures. Elle devient une question d&rsquo;acc\u00e8s. D&rsquo;information. De services. De droits. De participation \u00e0 la vie nationale.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Et cela change beaucoup de choses<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Prenons quelques exemples. Quand on organise une campagne de <strong>vaccination<\/strong>, comment atteint-on les populations qui vivent dans ces zones ? Quand on veut communiquer sur la <strong>sant\u00e9 publique<\/strong>, comment fait-on parvenir l&rsquo;information ? Quand on m\u00e8ne une campagne de <strong>recensement<\/strong>, comment s&rsquo;assure-t-on que ces populations sont effectivement comptabilis\u00e9es ? Quand on parle de <strong>vote<\/strong>, comment informe-t-on correctement les citoyens qui vivent loin des grands centres ? Quand on distribue des <strong>moustiquaires<\/strong>, comment identifie-t-on les m\u00e9nages ?<\/p>\n\n\n\n<p>Quand on lance une campagne de <strong>changement de comportement<\/strong>, comment construit-on des messages qui tiennent compte des r\u00e9alit\u00e9s locales plut\u00f4t que de celles que nous imaginons depuis Kinshasa ?<\/p>\n\n\n\n<p>La question n&rsquo;est donc plus seulement : <strong>\u00ab Quel message devons-nous produire ? \u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Elle devient : <strong>\u00ab Pour qui le produisons-nous, dans quel environnement et avec quels moyens cette personne peut-elle r\u00e9ellement le recevoir ? \u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est toute la logique de la <strong>Communication for Social and Behaviour Change \u2014 SBC\/C4D<\/strong> que j&rsquo;ai pratiqu\u00e9e pendant des ann\u00e9es \u00e0 travers la radio, la vid\u00e9o, les s\u00e9ries de fiction, les scripts et les productions multim\u00e9dias.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Et puis le Sankuru est revenu dans l&rsquo;histoire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est justement pour cela que je tenais r\u00e9cemment \u00e0 retrouver une ancienne vid\u00e9o Facebook. Elle montre des habitants du <strong>Sankuru<\/strong> confront\u00e9s \u00e0 une situation qui m&rsquo;avait imm\u00e9diatement rappel\u00e9 cette ancienne sc\u00e8ne. Un t\u00e9l\u00e9phone est fix\u00e9 au sommet d&rsquo;une longue tige. La tige est lev\u00e9e. On cherche le signal. L&rsquo;image est presque surr\u00e9aliste. Et pourtant, elle raconte quelque chose de parfaitement r\u00e9el.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-video\"><video height=\"856\" style=\"aspect-ratio: 480 \/ 856;\" width=\"480\" controls src=\"https:\/\/freddykabeya.pro\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Sank-1.mp4\"><\/video><\/figure>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/web.facebook.com\/watch\/?v=1448554030300040&amp;utm_source=chatgpt.com\">Voir la vid\u00e9o Facebook retrouv\u00e9e \u2014 Sankuru<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Cette vid\u00e9o semble avoir circul\u00e9 au moins depuis <strong>2019<\/strong>, et sa reprise par diff\u00e9rents comptes lui a permis de continuer sa vie sur les r\u00e9seaux sociaux.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle m&rsquo;int\u00e9resse moins comme curiosit\u00e9 virale que comme <strong>objet de communication<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Parce qu&rsquo;elle fait en quelques secondes ce qu&rsquo;un rapport de plusieurs pages aurait parfois du mal \u00e0 accomplir :<\/p>\n\n\n\n<p><strong>elle donne un visage \u00e0 la fracture num\u00e9rique.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le m\u00eame r\u00e9cit r\u00e9appara\u00eet encore<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Et l&rsquo;histoire ne s&rsquo;est pas arr\u00eat\u00e9e l\u00e0. Quelques ann\u00e9es plus tard, une autre vid\u00e9o montre encore, dans le Sankuru, une population confront\u00e9e au m\u00eame probl\u00e8me : lorsqu&rsquo;il n&rsquo;y a pas ou peu de r\u00e9seau, <strong>un arbre peut devenir une antenne improvis\u00e9e<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-video\"><video height=\"640\" style=\"aspect-ratio: 358 \/ 640;\" width=\"358\" controls src=\"https:\/\/freddykabeya.pro\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Sank2.mp4\"><\/video><\/figure>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/web.facebook.com\/watch\/?v=366546622515821&amp;utm_source=chatgpt.com\">Voir la vid\u00e9o Facebook \u2014 \u00ab Un arbre utilis\u00e9 comme antenne \u00bb<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Puis, en 2026, <strong>TV5MONDE<\/strong> consacrait \u00e0 son tour un reportage \u00e0 une situation analogue en RDC.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-video\"><video height=\"720\" style=\"aspect-ratio: 1280 \/ 720;\" width=\"1280\" controls src=\"https:\/\/freddykabeya.pro\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/TV5.mp4\"><\/video><\/figure>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/information.tv5monde.com\/afrique\/video\/rd-congo-dans-un-village-avec-pas-ou-peu-de-reseau-telephonique-un-arbre-utilise-comme-antenne-2810162?utm_source=chatgpt.com\">Voir le reportage de TV5MONDE<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui \u00e9tait une sc\u00e8ne presque anecdotique dans une fiction radiophonique. Puis une situation transform\u00e9e en vid\u00e9o. Puis une vid\u00e9o devenue virale. Puis, des ann\u00e9es plus tard, un sujet de reportage. <strong>Voil\u00e0 aussi comment une r\u00e9alit\u00e9 sociale finit par entrer dans l&rsquo;espace public.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le pouvoir d&rsquo;une bonne histoire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est pour cela que je me m\u00e9fie parfois de l&rsquo;id\u00e9e selon laquelle le storytelling serait simplement une mani\u00e8re \u00ab d&#8217;embellir \u00bb une communication. Non. Le storytelling peut \u00eatre beaucoup plus exigeant que cela.<\/p>\n\n\n\n<p>Il peut consister \u00e0 <strong>observer suffisamment bien une r\u00e9alit\u00e9 pour trouver l&rsquo;image, le personnage, la situation ou le conflit qui permettra aux autres de la comprendre.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans mon travail, c&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment ce que j&rsquo;ai cherch\u00e9 \u00e0 faire \u00e0 travers la production radio, la vid\u00e9o, l&rsquo;\u00e9criture de sc\u00e9narios, les contenus de communication et les approches de Communication for Social and Behaviour Change.<\/p>\n\n\n\n<p>Le principe reste le m\u00eame : <strong>partir de la vie r\u00e9elle. <\/strong>La comprendre. Trouver le bon angle. Construire une histoire. Et permettre au public de reconna\u00eetre quelque chose de lui-m\u00eame dans cette histoire.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le t\u00e9l\u00e9phone au bout du b\u00e2ton<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Avec le recul, cette histoire du t\u00e9l\u00e9phone hiss\u00e9 au bout d&rsquo;un b\u00e2ton me para\u00eet presque symbolique. Parce qu&rsquo;elle raconte deux RDC. Une RDC o\u00f9 le t\u00e9l\u00e9phone portable est devenu banal. Et une autre o\u00f9 l&rsquo;on doit parfois <strong>lever le t\u00e9l\u00e9phone vers le ciel pour entrer dans le monde connect\u00e9. <\/strong>Mais elle raconte aussi quelque chose d&rsquo;autre. Elle rappelle aux communicants, aux producteurs de contenus, aux institutions et aux programmes de d\u00e9veloppement que <strong>la RDC ne s&rsquo;arr\u00eate pas l\u00e0 o\u00f9 s&rsquo;arr\u00eate le r\u00e9seau. <\/strong>Et que lorsqu&rsquo;on con\u00e7oit une campagne nationale, un programme de sant\u00e9, une op\u00e9ration de mobilisation sociale, un recensement, une campagne \u00e9lectorale ou un dispositif d&rsquo;information, il faut penser \u00e0 ceux que les infrastructures atteignent mal.<\/p>\n\n\n\n<p>Parce qu&rsquo;eux aussi font partie du public. Eux aussi doivent \u00eatre entendus. Eux aussi doivent recevoir l&rsquo;information. Et surtout : <strong>eux aussi ont des histoires \u00e0 raconter.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Peut-\u00eatre que le v\u00e9ritable storytelling commence pr\u00e9cis\u00e9ment l\u00e0 : <strong>lorsqu&rsquo;on accepte d&rsquo;aller chercher les histoires l\u00e0 o\u00f9 le r\u00e9seau, lui, n&rsquo;arrive pas.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>(\u00c0 suivre l&rsquo;audio de la sc\u00e8ne d&rsquo;Elembo.)<\/em><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-video\"><video height=\"720\" style=\"aspect-ratio: 720 \/ 720;\" width=\"720\" controls src=\"https:\/\/freddykabeya.pro\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Elembo_Pole_4.mp4\"><\/video><\/figure>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Route Au Jour Le Jour &#8211; \u00e9pisode 8 Immersion dans la couverture r\u00e9seau\u2026 en mode storytelling Il y a des histoires que l\u2019on \u00e9crit. 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